CERTIFICATION IDE

 PATHOLOGIES 2014

II- Réponses aux Questions à Réponses Courtes (QROC)

  1. Contre-indications de la ponction lombaire

Les principales contre-indications à une ponction lombaire sont :

  • Hypertension intracrânienne ou masse intracrânienne suspectée :
    Le risque de hernie cérébrale est majeur en présence d’un processus expansif ou d’une augmentation de la pression intracrânienne.
  • Infection au niveau du site de ponction :
    Une cellulite ou une infection cutanée locale constitue une contre-indication pour éviter la dissémination de l’infection dans le système nerveux central.
  • Troubles de la coagulation :
    Une coagulopathie, une thrombocytopénie sévère ou l’utilisation d’anticoagulants augmentent le risque d’hémorragie lors de la ponction.
  • Anomalies anatomiques locales :
    Des déformations ou anomalies de la colonne vertébrale peuvent constituer une contre-indication relative en fonction du risque de traumatisme médullaire.

III- Situation Clinique – Prise en Charge Infirmière

Contexte :
M. LELE, admis aux urgences, se plaint de palpitations, d’asthénie et de dyspnée depuis environ deux jours. À l’inspection, on note une turgescence des veines jugulaires et un œdème des membres inférieurs. Après investigations, un traitement par digitalo-diurétiques et vasodilatateurs a été instauré.

a) De quelle affection souffre M. LELE ?
Les signes cliniques (turgescence jugulaire, œdème des membres inférieurs, dyspnée, palpitations) et le traitement instauré indiquent un tableau de décompensation d’une insuffisance cardiaque congestive.

b) Quelles sont les causes possibles de cette insuffisance cardiaque ?
Les étiologies courantes de l’insuffisance cardiaque comprennent notamment :

  • La cardiopathie ischémique : antécédents d’infarctus ou d’angine de poitrine.
  • L’hypertension artérielle : entraînant une surcharge de travail du cœur.
  • Les valvulopathies : anomalies des valves cardiaques (sténoses ou régurgitations).
  • Les cardiomyopathies : d’origine dilatée, hypertrophique ou restrictive.

c) Quel est le rôle de l’infirmier dans la prise en charge de M. LELE ?
L’infirmier joue un rôle essentiel dans le suivi et l’éducation du patient, notamment en :

  • Surveillant l’état hémodynamique : contrôle régulier de la tension artérielle, du pouls et de la fréquence respiratoire.
  • Assurant la surveillance de la diurèse et du poids : indicateurs clés dans le suivi de la décompensation cardiaque.
  • Administrant et surveillant l’efficacité et les effets secondaires du traitement : digitalo-diurétiques et vasodilatateurs.
  • Participant à l’éducation thérapeutique : information sur les mesures hygiéno-diététiques (régime pauvre en sel, gestion des liquides) et l’observance du traitement.
  • Coordonnant avec l’équipe médicale : en cas d’aggravation clinique ou de complications.

 

 PATHOLOGIES 2014

SECTION QRCO (Questions à Réponse Courte et Orale)

  1. Différence entre l’onyxis et le péri-onyxis
    Réponse :
    L’onyxis désigne la plaque unguéale, c’est-à-dire la partie visible et dure de l’ongle, alors que le péri-onyxis correspond aux tissus mous qui entourent l’ongle (notamment la cuticule et les replis latéraux).

On distingue ainsi la structure de l’ongle de celle des tissus périphériques qui assurent sa protection.

 

  1. Rôle de l’infirmier auprès d’un patient comateux
    Réponse :
    L’infirmier doit :
  • Surveiller l’état neurologique du patient (via l’échelle de Glasgow par exemple),
  • Assurer la perméabilité des voies aériennes et la ventilation,
  • Contrôler les signes vitaux et prévenir les complications (escarres, infections, etc.),
  • Mettre en œuvre les mesures de confort et de sécurité,
  • Communiquer efficacement avec l’équipe médicale pour adapter la prise en charge.
  1. Synonymes des végétations adénoïdes
    Réponse :
    Les végétations adénoïdes sont également appelées « adénoïdes » ou « tonsilles pharyngiennes ».

Ces termes renvoient aux tissus lymphoïdes situés dans le nasopharynx.

          4. L’examen repose sur l’évaluation de l’état de conscience, ainsi que sur l’état ventilatoire et circulatoire.
a) Comment vérifier que la victime ventile ou respire ?
Réponse :
On observe les mouvements thoraciques, on écoute les bruits respiratoires (à l’aide d’un stéthoscope si nécessaire) et on peut sentir l’air expiré près de la bouche ou du nez de la victime.

b) Comment déterminer que la victime conserve son état de conscience ?
Réponse :
On évalue la réactivité en interrogeant la victime (si elle est capable de répondre) ou en appliquant un stimulus verbal et douloureux, et en observant sa réponse (par exemple, ouverture des yeux ou mouvement volontaire).

 

  1. Rôle de l’infirmier lors d’une transfusion sanguine
    Réponse :
    L’infirmier doit :
  • Vérifier la compatibilité sanguine et l’exactitude des prescriptions,
  • Contrôler les paramètres vitaux avant, pendant et après la transfusion,
  • Observer tout signe de réaction transfusionnelle et intervenir en cas de besoin,
  • Assurer le suivi de l’administration et documenter l’ensemble de la procédure.
  1. Différence entre le premier secours et les premiers soins
    Réponse :
  • Premiers secours : Ensemble des gestes d’urgence réalisés immédiatement sur les lieux d’un accident pour préserver la vie et limiter l’aggravation de l’état de la victime, souvent effectués par des témoins non professionnels en attendant l’arrivée des secours.
  • Premiers soins : Soins de base prodigués par des professionnels de santé dans un cadre plus formel (souvent en milieu hospitalier) visant à stabiliser l’état du patient et à prévenir les complications.

 

 PATHOLOGIES 2014

SECTION II : QROC

  1. Définir Paracentèse
    Ponction chirurgicale pour évacuer un liquide d’une cavité corporelle (ex. abdomen, oreille).
  2. Citer 3 complications de la rougeole
    • Pneumonie
    • Encéphalite
    • Kératite (ou diarrhée sévère).
  3. Matériel préparé pour le gavage du prématuré
    • Sonde nasogastrique/orogastrique
    • Seringue stérile
    • Eau distillée
    • Bandelettes de pH.
  4. Citer deux catégories de troubles du sommeil
    • Insomnie
    • Hypersomnie (ou parasomnies).
  5. Citer trois complications de la schizophrénie
    • Dépression
    • Isolement social
    • Comportements suicidaires.
  6. Objectifs de la PCIME
    Réduire la mortalité infantile via une prise en charge intégrée des maladies courantes (diarrhée, paludisme, etc.).
  7. a) Otodynie : Douleur localisée à l’oreille.
    b) Vertige : Sensation illusoire de mouvement (rotation ou déséquilibre).
  8. Différence entre premiers secours et premiers soins
    • Premiers secours : Urgences (ex. réanimation, arrêt d’une hémorragie).
    • Premiers soins : Soins médicaux initiaux par un professionnel (ex. pansement).
  9. Secret professionnel
    Obligation légale et éthique de confidentialité sur les informations relatives aux patients.
  10. Textes législatifs régissant les professions médico-sanitaires au Cameroun
    • Code de la Santé Publique
    • Décrets créant les ordres professionnels (ex. Ordre des Infirmiers).

 

 

DOMAINE 3 : PATHOLOGIES 2017

SECTION II : QROC – Réponses détaillées

  1. Citer les objectifs de la PCIME (Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant) :
    La PCIME (Prévention et Contrôle des Infections Nosocomiales) vise à :
  • Réduire l’incidence des infections nosocomiales dans les établissements de santé.
  • Mettre en place et respecter des protocoles stricts d’hygiène et de désinfection.
  • Former et sensibiliser le personnel aux pratiques de prévention des infections.
  • Assurer une surveillance régulière des infections et réaliser des audits.
  • Garantir la sécurité des patients et améliorer la qualité globale des soins.

 

  1. Quelles sont les parties de l’incubateur ?
    Un incubateur se compose généralement de :
  • La cabine d’incubation : l’espace clos où est placé le nouveau-né.
  • Le panneau de contrôle : permettant de régler la température, l’humidité et, parfois, l’oxygénation.
  • Le système de chauffage : qui assure le maintien de la température optimale.
  • Les dispositifs de surveillance : capteurs et moniteurs pour contrôler la température et l’humidité.
  • Le couvercle ou la porte : pour préserver l’environnement stérile et contrôlé.
  • (Parfois, un humidificateur est intégré pour ajuster le taux d’humidité.)

 

  1. Définitions

a) La xéno-infection :
Il s’agit d’une infection transmise d’une espèce animale à une espèce différente, notamment lors de greffes d’organes ou d’expérimentations impliquant des tissus animaux.

b) L’hétéro-infection :
Ce terme désigne la transmission d’un agent pathogène entre individus appartenant à des groupes différents (par exemple, ayant des statuts immunitaires variés) ou provenant de sources distinctes, entraînant une infection atypique chez l’hôte.

 

  1. Qu’est-ce qu’un tartre ?
    Le tartre est une accumulation calcifiée de plaque dentaire qui se forme sur la surface des dents, favorisant la prolifération bactérienne et pouvant contribuer à des problèmes parodontaux.
  2. Qu’est-ce qu’une hallucinose ?
    L’hallucinose se caractérise par la perception d’hallucinations (généralement auditives) chez des patients qui conservent par ailleurs un contact avec la réalité. On la rencontre souvent dans le cadre du sevrage alcoolique ou de certaines intoxications.
  3. Définition du syndrome dépressif
    Le syndrome dépressif est un ensemble de symptômes incluant une humeur dépressive persistante, une perte d’intérêt ou de plaisir, des troubles du sommeil, de l’appétit et de l’énergie, ainsi qu’une altération des fonctions cognitives, conduisant à une détresse et à une altération du fonctionnement quotidien.
  4. Trois traits de personnalité psychopathique
    Parmi les traits caractéristiques, on peut citer :
  • L’absence d’empathie et de remords.
  • L’impulsivité et l’irresponsabilité.
  • La tendance à manipuler autrui.
  1. Synonyme de l’hémorragie nasale
    Le synonyme est l’épistaxis.
  2. Signe pathognomonique de la rougeole
    Le signe pathognomonique est la présence des taches de Koplik sur la muqueuse buccale.

SECTION III : Étude de cas – Réponses

Cas :
« Vous êtes major du service de pédiatrie de l’hôpital Central de Yaoundé. Une mère se présente avec son enfant de 6 mois qui, depuis 4 jours, pleure toute la nuit et présente une diarrhée. »

a) Diagnostic envisagé :
Il s’agit très vraisemblablement d’une gastro-entérite aiguë d’origine virale (le rotavirus étant fréquemment en cause chez le nourrisson), avec risque de déshydratation.

b) Examens complémentaires :
Pour confirmer le diagnostic, il est indiqué de réaliser :

  • L’examen clinique afin d’évaluer l’état d’hydratation (signes de déshydratation, poids, etc.).
  • Une analyse des selles (coproculture et recherche d’antigènes viraux), en particulier pour identifier le rotavirus.
  • En cas de déshydratation sévère, un bilan électrolytique et une numération formule sanguine peuvent être réalisés.

c) Complications possibles :
Les complications de la gastro-entérite chez le nourrisson peuvent inclure :

  • Une déshydratation sévère, pouvant évoluer vers un choc hypovolémique.
  • Des déséquilibres électrolytiques (hyponatrémie, hyperkaliémie).
  • Un risque de malnutrition et de retard de croissance en cas de diarrhée prolongée.
  • Dans les cas extrêmes, des lésions rénales liées à la déshydratation.

 

DOMAINE 3 : PATHOLOGIES 2018

SECTION III – QUESTIONS RÉPONSES OUVERTES

 

  1. Signes d’une occlusion intestinale (1 point)
    Les signes classiques d’une occlusion intestinale comprennent :
  • Une douleur abdominale colique et/ou continue
  • Une distension abdominale (ballonnement)
  • Des vomissements (souvent bilieux, voire fécaloïdes)
  • L’absence de passage des gaz et des selles
  • Des bruits intestinaux initialement hyperactifs puis éventuellement silencieux en cas d’ischémie

 

  1. Définitions 

a) Dyskinésie
La dyskinésie désigne des mouvements involontaires, anormaux et souvent répétitifs pouvant être secondaires à un trouble neurologique ou à un effet indésirable médicamenteux (exemple : dyskinésie tardive chez les patients sous neuroleptiques).

b) Hypotension orthostatique
L’hypotension orthostatique correspond à une baisse significative de la tension artérielle lors du passage de la position couchée ou assise à la position debout, entraînant souvent des étourdissements voire des syncopes.

  1. Compléter les phrases suivantes (2 points)

a) La glossine est l’agent vecteur de
la trypanosomiase africaine (maladie du sommeil).

b) La douleur, la tumeur, la chaleur, la rougeur sont les quatre signes cardinaux de
l’inflammation.

c) Le Clostridium perfringens est l’agent responsable de
la gangrène gazeuse (ainsi que d’intoxications alimentaires).

d) La toxoplasmose a pour agent pathogène Toxoplasma gondii et pour hôte définitif le

 

  1. Citer quatre paramètres à surveiller chez un patient sous plâtre (1 point)
    Parmi les paramètres essentiels, on surveille :
  • La circulation (pouls, coloration et température distale)
  • La sensibilité (engourdissements, paresthésies)
  • La douleur (augmentation de la douleur pouvant indiquer une complication)
  • L’intégrité cutanée (signes d’irritation, d’œdème ou de compression)
  1. À propos des AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux) (1 point)

a) Définition :
Un AVC est une atteinte neurologique aiguë due à une perturbation du flux sanguin cérébral, qu’elle soit ischémique (obstruction d’une artère) ou hémorragique (rupture d’un vaisseau), entraînant une déficience fonctionnelle soudaine.

b) Étiologies :
Les principales étiologies sont :

  • AVC ischémique : dû à une thrombose ou une embolie (souvent liée à l’athérosclérose ou aux troubles du rythme cardiaque)
  • AVC hémorragique : secondaire à la rupture d’un vaisseau, souvent en rapport avec une hypertension artérielle sévère ou un anévrisme

SECTION IV – ÉTUDE DE CAS (4 points)

Vous êtes chef d’équipe de garde le week-end aux urgences de l’Hôpital de District de Sa’a. Deux patients arrivent, présentant respectivement les signes cliniques suivants :

Pour M. ZAMPAN

  • Douleur abdominale qui augmente avec le temps
  • Vomissements bilieux-fécaloïdes
  • Ballonnement abdominal
  • Déshydratation avec oligurie
  • Contracture progressive débutant en fosse iliaque droite et s’étendant à tout l’abdomen
  • Absence de selles et de gaz depuis 24 heures

Pour M. KELALA

  • Douleur abdominale (sans précision d’évolution)
  • Troubles du transit en augmentation
  • Altération de l’état général
  1. Donnez le diagnostic pour chaque patient (2 points)
  • M. ZAMPAN :
    Le tableau clinique est fortement évocateur d’une occlusion intestinale aiguë complète avec signes de gravité (déshydratation, absence de transit, et signes d’irritation péritonéale avec contracture). La propagation de la contracture suggère une évolution vers une complication (strangulation possible).
  • M. KELALA :
    Le patient présente une occlusion intestinale partielle (ou subocclusion) caractérisée par une douleur abdominale et une altération de l’état général, associées à des troubles du transit. La présentation moins sévère par rapport à M. ZAMPAN suggère une obstruction incomplète.

 

  1. Quel est le rôle de l’infirmier dans chacun de ces cas ? (2 points)
  • Pour M. ZAMPAN :
    • Surveillance rapprochée : Contrôler les signes vitaux (tension artérielle, fréquence cardiaque, température), surveiller l’hydratation (diurèse, coloration, température cutanée) et évaluer le niveau de douleur.
    • Préparation au traitement d’urgence : Mise en place d’un accès intraveineux, administration de fluides, préparation à une intervention chirurgicale ou à des examens complémentaires (radiographie, scanner) et communication rapide avec l’équipe médicale en cas de signes de décompensation ou de choc.
  • Pour M. KELALA :
    • Évaluation et suivi : Surveiller l’évolution des symptômes (douleur, transit, état général) et réaliser des examens complémentaires si nécessaire.
    • Soutien et prévention : Assurer la prise en charge de la douleur, maintenir une hydratation adéquate et préparer le patient pour des investigations (radiologiques, biologiques) afin de confirmer le diagnostic et prévenir une aggravation éventuelle.

pathologie 2023

SECTION C : QUESTIONS OUVERTES & PHRASES À COMPLÉTER

Partie 1 – Compléter les phrases

  1. « L’AVC est une affection qui survient dans les suites d’un problème au niveau des artères du cerveau. Il peut être __________________ ou __________________ . »
    Réponse :
    ischémique
    hémorragique
  2. « La maladie de Parkinson est une pathologie qui touche le système nerveux central et qui évolue lentement ; son traitement repose sur l’administration de médicaments à base de __________________ . »
    Réponse :
    L‑Dopa (agents dopaminergiques)
  3. « Les __________________ sont des dilatations des veines au niveau de l’anus ou du rectum. »
    Réponse :
    hémorroïdes
  4. « Les kystes ovariens correspondent au développement anormal de cellules localisées dans le tissu ovarien. On en distingue deux types : les kystes __________________ et les kystes __________________ . »
    Réponse :
    fonctionnels (ou physiologiques)
    pathologiques (ou organiques)

 

Partie 2 – Identification des affections à partir de signes et symptômes

Consigne : « À quelles affections vous font penser les signes et symptômes suivants ? »

a) « Psychorigidité, interprétation, mégalomanie, délire de percussion »
Réponse proposée :
— Ces signes évoquent un trouble psychotique.
Interprétation : Ils peuvent être observés dans une schizophrénie paranoïde ou, en contexte maniaco-psychotique, dans un épisode maniaco-dépressif avec symptômes psychotiques.
(Remarque : Certains termes, comme « délire de percussion », sont maladroits ou ambigus et semblent relever d’erreurs de transcription.)

b) « L’hermétisme, négativisme, séduction, discordance, dissociation, ambivalence »
Réponse proposée :
— Ces symptômes suggèrent une désorganisation du discours et du comportement, caractéristiques d’une schizophrénie désorganisée.
(Le terme « hermétisme » en psychiatrie désigne souvent une pensée fermée et obscure.)

c) « Culpabilité, tristesse, souffrance morale, idée de mort, anorexie, altération de l’état général »
Réponse proposée :
— Ces signes sont évocateurs d’un état dépressif majeur.

 

 

 Concernant l’hypertension

  1. Qu’est-ce que l’hypertension ?
    Réponse :
    — L’hypertension est une élévation chronique de la pression artérielle au-delà des valeurs normales (en général ≥ 140/90 mmHg chez l’adulte). Elle peut être essentielle (primitive) ou secondaire à une autre pathologie.
  2. Citez 5 facteurs prédisposant à l’hypertension :
    Réponse :
  • Âge avancé
  • Obésité
  • Sédentarité
  • Régime alimentaire riche en sel
  • Antécédents familiaux

(D’autres facteurs incluent le stress, le tabagisme et la consommation excessive d’alcool.)

3. Quelles sont les directives pour le traitement d’une hypertension légère ?

Réponse :
— Le traitement repose d’abord sur des modifications du mode de vie :
• Réduction de la consommation de sel
• Pratique régulière d’une activité physique
• Perte de poids en cas d’obésité
• Arrêt du tabac et modération de l’alcool
— Si nécessaire, un traitement pharmacologique à faible dose (inhibiteurs de l’enzyme de conversion, diurétiques, bêta-bloquants, etc.) peut être instauré.

 

Partie 4 – Tableau comparatif entre tumeur maligne et tumeur bénigne

Comparaison sur cinq critères principaux :

Critère

Tumeur bénigne

Tumeur maligne

Croissance

Lente

Rapide

Délimitation

Bien circonscrite, souvent encapsulée

Mal définie, infiltrante

Métastases

Absentes

Présentes (propension à se disséminer)

Atypie cellulaire

Faible ou absente

Marquée (anaplasie, anomalies nucléaires)

Invasion locale

Non envahissante (développe par expansion)

Invasive, destructrice des tissus adjacents

SECTION D : ÉTUDE DE CAS

Cas clinique :
Un bébé de quelques jours consulte dans votre centre de santé. L’entretien avec la mère révèle que le nourrisson présente des yeux rouges avec des sécrétions purulentes abondantes collant les paupières.

Questions :

a) À quoi pensez-vous ?
Réponse :
— Il s’agit très probablement d’une conjonctivite néonatale (ophthalmia neonatorum).

b) Quelles sont les causes ?
Réponse :
— La conjonctivite néonatale peut être due à :
Une infection par Neisseria gonorrhoeae (gale néonatale gonococcique), caractérisée par une exsudation purulente abondante.
• Une infection par Chlamydia trachomatis (souvent moins purulente).
• Des causes chimiques (moins fréquentes) dues aux agents prophylactiques mal appliqués.

Note : Dans ce cas, l’aspect purulent important oriente vers une étiologie gonococcique, souvent contractée lors du passage du bébé dans le canal génital infecté.

c) Quelle conduite à tenir (CAT) pour soigner cette affection ?
Réponse :
Mesures à entreprendre :

  1. Réaliser un prélèvement conjonctival pour examen microbiologique (culture et antibiogramme).
  2. Initier un traitement antibiotique adapté, par exemple :
    • Administration systémique (par ex. céphalosporine de troisième génération, comme la ceftriaxone) en cas de suspicion forte de gonococcie.
    • Traitement topique par collyres antibiotiques (selon les protocoles locaux).
  3. Mettre en place une prophylaxie dans les cas de risque, notamment en assurant un suivi et la notification aux services compétents en santé publique.

Conseil : Le traitement doit être instauré rapidement afin de prévenir les complications, notamment le risque de cécité.

pathologie 2022

III. QROC

Les questions sont réécrites pour plus de clarté :

  1. Donnez quatre éléments de vérification avant la mise en place d’une transfusion sanguine :
  • Vérification du groupe sanguin du patient.
  • Vérification du groupe sanguin du donneur.
  • Test de compatibilité croisée.
  • Vérification des antécédents médicaux du patient (allergies, réactions transfusionnelles antérieures).
  1. Un accident vasculaire cérébral est une affection qui survient dans les suites d’un problème au niveau des artères du cerveau. Il peut être :
  • Ischémique (obstruction d’une artère).
  • Hémorragique (rupture d’une artère).
  1. Citez 04 parasitoses intestinales dues aux vers :
  • Ascaridiose (Ascaris).
  • Oxyurose (Oxyure).
  • Téniasis (Ténia).
  • Ankylostomose (Ankylostome).
  1. Un individu présentant l’antigène A sur ses globules rouges,  il appartient au groupe sanguin __________. »

Réponse : A (A+ ou A- selon la présence ou l’absence de l’antigène Rh).

CAS CLINIQUE

Situation :
« Mlle X, une femme de 28 ans, présente d’importants saignements vaginaux et est admise aux urgences. Elle est enceinte de trois mois et le volume de sang perdu est inquiétant. »

Questions :
a) « Quel type de transfusion cette patiente est-elle susceptible de recevoir ? »
Réponse : Transfusion de globules rouges concentrés (GRC).

b) « Quels examens sanguins seront réalisés avant de procéder à la transfusion ? Citez-en trois. »

Groupe sanguin et Rhésus.

  • Test de compatibilité croisée.
  • Numération formule sanguine (NFS).

c) « Son sang est AB positif. Cela signifie que :
  i) Ses globules rouges présentent les agglutinogènes A et B.
  ii) Son plasma ne contient ni agglutinines anti-A ni anti-B.
  iii) Son sang est du groupe Rh négatif.
  iv) Toutes les réponses sont fausses. »
d) À quelle famille appartient le dexaméthasone ?
Réponse : Corticostéroïdes.

e) Quel est le rôle de l’infirmière pendant la transfusion sanguine de Mlle X ?

  • Surveiller les signes vitaux (pression artérielle, fréquence cardiaque).
  • Vérifier l’absence de réactions transfusionnelles (frissons, urticaire, dyspnée).
  • Administrer le traitement en cas de réaction adverse.
  • Documenter la procédure et les observations.

pathologie 2013

III. QROC

  1. Quatre éléments de vérification avant une transfusion sanguine :
    • Vérification de l’identité du patient (nom, date de naissance).
    • Confirmation de la prescription médicale et du groupe sanguin compatible.
    • Vérification de l’étiquette du produit sanguin (numéro de lot, date de péremption).
    • Réalisation d’un test de compatibilité (cross-match) et recherche d’anticorps irréguliers.
  2. Un accident vasculaire cérébral (AVC) peut être de deux types :
    • Ischémique (due à une occlusion artérielle).
    • Hémorragique (due à la rupture d’un vaisseau).
  3. Quatre parasitoses intestinales dues aux vers (helminthiases) :
    • Ascariose (Ascaris lumbricoides)
    • Oxyurose (Enterobius vermicularis)
    • Trichocéphalose (Trichuris trichiura)
    • Ankylostomiase (infections à ankylostomes)
  4. Groupe sanguin :
    • Un individu dont les globules rouges portent l’antigène A appartient au groupe A.

pathologie 2011

QROC

  1. Conjonctivite néonatale

Contexte : Un bébé âgé de quelques jours est amené en consultation dans votre CSI. L’entretien avec la mère révèle que le bébé présente des yeux rouges ainsi que des sécrétions purulentes abondantes qui collent les paupières.

  1. a) À quoi pensez-vous ?
    Il s’agit très probablement d’une conjonctivite néonatale, très souvent d’origine bactérienne.
  2. b) Quelles sont les causes ?
    Les causes principales de la conjonctivite néonatale comprennent :
  • Une infection maternelle par Neisseria gonorrhoeae.
  • Une infection maternelle par Chlamydia trachomatis.
    (D’autres agents peuvent être en cause, mais ces deux pathogènes représentent les causes les plus fréquentes.)
  1. c) Conduite à tenir (CAT) pour soigner cette affection :
  • Hospitalisation du bébé pour mise en route d’un traitement antibiotique systémique adapté (par exemple, administration intraveineuse ou intramusculaire de ceftriaxone en cas de conjonctivite gonococcique).
  • Traitement local par antibiotiques ophtalmiques (gouttes ou pommade).
  • Prise en charge de la mère, incluant le dépistage et le traitement de l’infection génitale afin de prévenir la réinfection.

 

  1. Causes d’une luxation de la mâchoire

Consigne : Enumérer sans commenter 4 causes possibles de luxation de la mâchoire.

  1. Traumatisme facial.
  2. Hyperlaxité ligamentaire de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM).
  3. Convulsions.
  4. Ouverture forcée excessive (par exemple, lors de procédures dentaires ou d’intubation).