sciences humaines 2011
QROC
- Citez quatre facteurs favorisant l’installation des escarres de décubitus.
Quatre facteurs favorisant l’installation des escarres de décubitus :
- Immobilité prolongée
- Déficit nutritionnel
- Altération de la sensibilité
- Humidité (par exemple liée à l’incontinence)
2. Donnez quatre complications d’une transfusion.
Quatre complications d’une transfusion :
-
- Réaction hémolytique aiguë
- Réaction allergique/anaphylactique
- Surcharge circulatoire (ex. TACO)
- Transmission d’infections
3.Donnez la différence entre le diagnostic infirmier et le diagnostic médical.
Différence entre le diagnostic infirmier et le diagnostic médical :
-
- Diagnostic infirmier : Il se focalise sur la réponse du patient à son état de santé, identifie des problèmes de soins (comme l’altération de l’image corporelle, le risque d’infection, ou le déficit d’adaptation émotionnelle) et guide la planification des interventions infirmières.
- Diagnostic médical : Il identifie et étiquette la maladie ou l’état pathologique (par exemple, une septicémie, un cancer) sur la base d’éléments cliniques et paracliniques, et oriente le traitement médical.
4. Le lavage des mains : donnez les types de lavages de mains et leurs indications.
Types de lavages de mains et leurs indications :
-
- Lavage à l’eau et au savon : Indiqué lorsque les mains sont visiblement sales ou souillées (enlevement mécanique des saletés).
- Lavage antiseptique (avec solution hydro-alcoolique) : Utilisé lorsque les mains ne sont pas visiblement sales pour réduire efficacement la charge microbienne.
5. Citez 4 besoins fondamentaux selon Virginia Henderson.
Quatre besoins fondamentaux selon Virginia Henderson :
-
- Respirer normalement
- Se nourrir et s’hydrater
- Éliminer les déchets
- Maintenir une hygiène corporelle
III. Étude de cas
Madame Marie, 35 ans, est hospitalisée dans votre service.
Elle a subi, il y a 3 jours, une intervention chirurgicale avec ablation du sein gauche. C’est une femme élégante, employée dans un snack-bar. Elle suit le traitement suivant :
- Gentalline 80 mg, 1 g x 2, voie intramusculaire par jour
- Nifluril, suppositoire 400 mg, 1 suppositoire x 2 par jour
- Transfusion sanguine : 500 ml à passer en 4 heures
- Par la suite, sérum mixte : 1 litre pour le reste de la journée
Paramètres :
- TA : 90/60 mmHg
- Pouls : 90 pulsations/min
- Température : 38,5 °C
Dans votre conversation, la patiente vous confie qu’elle ne parviendra plus à reprendre sa vie normale. Elle exprime sa tristesse, se sent dépourvue d’énergie, estime ne plus être comme les autres, se sent dévalorisée et parle peu de ses enfants et de son époux.
- Donnez quatre diagnostics infirmiers par ordre de priorité.
Quatre diagnostics infirmiers par ordre de priorité :
-
- Risque d’instabilité hémodynamique lié à une infection post-opératoire (signes : TA 90/60 mmHg, température 38,5 °C).
- Altération de l’image corporelle liée à l’ablation du sein, générant un sentiment de dévalorisation.
- Déficit d’adaptation émotionnelle se manifestant par une détresse psychologique (tristesse, manque d’énergie).
- Isolement social et déficit de communication familiale en raison de la réticence à parler de sa situation avec ses proches.
- Établissez un plan de soins de 24 heures (8h–8h) pour cette patiente, en mettant l’accent sur vos aptitudes à établir la relation d’aide (sans oublier les autres besoins à satisfaire).
Plan de soins de 24 heures (8h–8h) axé sur la relation d’aide et la prise en charge globale :
Objectifs généraux :
-
- Stabilité physiologique : Surveiller les paramètres vitaux et prévenir les complications infectieuses.
- Soutien psychologique : Établir une relation d’aide pour aider la patiente à exprimer ses émotions et favoriser son adaptation à la nouvelle situation.
- Soin global : Répondre aux besoins liés à la douleur, à l’hygiène, à la nutrition et à la mobilité.
Interventions par période :
8h–12h :
-
- Surveillance clinique : Prise régulière des constantes (TA, pouls, température) et observation du site opératoire.
- Gestion de la douleur : Évaluation et administration des analgésiques selon le protocole.
- Établissement de la relation d’aide : Entretien individuel, écoute active, et reformulation pour encourager l’expression de ses émotions.
- Soins de base : Assistance pour l’hygiène et la mobilisation.
12h–16h :
-
- Coordination des soins : Transmission des observations à l’équipe médicale et adaptation du traitement si nécessaire.
- Soutien psychologique approfondi : Séance d’entretien axée sur le ressenti face à la perte de l’image corporelle, possibilité d’impliquer un psychologue ou un travailleur social.
- Encouragement à l’expression : Inciter la patiente à parler de ses craintes et de ses besoins.
16h–20h :
-
- Continuité de la surveillance : Reprise régulière des constantes et vérification du confort général.
- Réassurance et information : Discussion sur les perspectives de rétablissement, réponses aux interrogations concernant son traitement et sa convalescence.
- Prise en charge nutritionnelle : Veiller à l’apport alimentaire et hydrique, adaptation des repas selon les besoins.
20h–8h (période de nuit) :
-
- Surveillance nocturne : Prise des constantes selon le protocole de nuit et observation du comportement de la patiente.
- Soutien en cas de détresse : Disponibilité pour une écoute en cas d’augmentation de l’anxiété ou de la détresse.
- Communication de relève : Rédaction d’un rapport détaillé pour la relève du matin intégrant les observations sur l’état physique et émotionnel.
Évaluation continue :
-
- Réévaluer les paramètres cliniques et l’état émotionnel à chaque changement d’équipe pour ajuster le plan de soins en fonction de l’évolution.
- Listez les compétences infirmières dans la relation d’aide.
Compétences infirmières dans la relation d’aide :
-
- Écoute active : Accueillir et comprendre les préoccupations de la patiente.
- Empathie : Se mettre à la place de la patiente pour mieux saisir son vécu.
- Communication efficace : Expliquer les soins et les interventions de façon claire et rassurante.
- Création d’un climat de confiance : Favoriser un environnement sécurisant et bienveillant.
- Soutien psychologique : Accompagner la patiente dans l’expression et la gestion de ses émotions.
- Observation et évaluation : Identifier les signaux de détresse physique et émotionnelle pour intervenir rapidement.
- Collaboration interdisciplinaire : Travailler en synergie avec l’équipe médicale et paramédicale pour une prise en charge globale.
sciences humaines 2012
- Indiquez trois qualités essentielles de la communication pédagogique :
- Clarté
- Écoute active
- Adaptabilité
- Énumérez au moins cinq éléments de faiblesse dans l’organisation des soins et les facteurs contribuant à la non-qualité des soins :
- Manque de coordination entre les équipes
- Communication insuffisante
- Sous-effectif ou manque de ressources humaines
- Absence de formation continue
- Procédures administratives lourdes
- Quelles sont les conditions d’exercice de la profession infirmière au Cameroun ?(Réponse attendue – par exemple
- Obtention du diplôme d’État en soins infirmiers délivré par un établissement agréé
- Inscription à l’Ordre des Infirmiers du Cameroun
- Formation continue et perfectionnement professionnel
- Respect du code de déontologie et des normes de pratique
- Autorisation d’exercice délivrée par les autorités sanitaires (Ministère de la Santé)
sciences humaines 2012
Questions à Réponses Ouvertes Courtes (QROC)
Question 9 : Définir
- Rayons X (Rx)
Les rayons X sont des radiations électromagnétiques de haute énergie, caractérisées par une courte longueur d’onde. Ils sont utilisés en radiologie pour obtenir des images des structures internes du corps, notamment les os et certains tissus, grâce à la variation d’absorption des rayonnements selon la densité des matériaux traversés. - Massage
Le massage est une technique thérapeutique manuelle qui consiste en une série de manipulations des tissus mous (muscles, tendons, ligaments et tissus conjonctifs) dans le but d’améliorer la circulation sanguine et lymphatique, de réduire les tensions musculaires, de soulager la douleur et de favoriser la détente générale. - État de choc
L’état de choc est une situation d’insuffisance circulatoire aiguë qui conduit à une perfusion inadéquate des organes et des tissus. Il se manifeste par une hypotension, une altération de l’état mental et des signes de défaillance organique, et peut être classé selon son origine (hypovolémique, cardiogénique, distributif ou obstructif). - Intoxication
L’intoxication désigne l’exposition à une substance toxique (médicamenteuse, chimique, alimentaire, etc.) entraînant une altération du fonctionnement normal de l’organisme. Les manifestations cliniques varient selon la nature et la quantité de la substance absorbée.
Question 10 : Contre-indications du lavage gastrique
Les principales contre-indications au lavage gastrique (lavage d’estomac) sont :
- Ingestion de substances corrosives ou caustiques :
Risque d’aggravation des lésions de la muqueuse œsophagienne et gastrique. - Ingestion d’hydrocarbures :
Risque élevé d’aspiration et de pneumonie chimique. - Présence d’objets pointus ou tranchants :
Risque de perforation de l’œsophage ou de l’estomac. - Patient en coma non intubé :
Risque important d’aspiration en l’absence de protection des voies aériennes. - Délai trop long après l’ingestion (généralement plus de 1 à 2 heures) :
L’efficacité du lavage est alors réduite et le risque de complications augmente.
Question 11 : Prise en charge d’un patient comateux
La prise en charge d’un patient comateux repose sur une démarche systématique en plusieurs étapes :
- Évaluation des ABC (Airway, Breathing, Circulation) :
- Airway (Voies aériennes) :
Vérifier et assurer la perméabilité des voies aériennes. Si nécessaire, procéder à une intubation pour protéger les voies respiratoires. - Breathing (Respiration) :
Administrer de l’oxygène et, en cas d’insuffisance respiratoire, mettre en place une assistance ventilatoire. - Circulation (Hémodynamique) :
Contrôler la tension artérielle, le pouls et instaurer des mesures de réanimation si besoin.
- Airway (Voies aériennes) :
- Évaluation neurologique :
- Utiliser l’échelle de Glasgow pour évaluer le niveau de conscience.
- Rechercher des signes de lésions neurologiques (par exemple, en cas de traumatisme ou d’accident vasculaire cérébral).
- Investigation des causes :
- Réaliser des examens complémentaires (analyses biologiques, imagerie cérébrale – scanner ou IRM, etc.) afin d’identifier l’étiologie du coma (traumatisme, accident vasculaire cérébral, intoxication, hypoglycémie, etc.).
- Prise en charge thérapeutique :
- Traiter la cause identifiée (par exemple, correction de l’hypoglycémie, administration d’antidotes en cas d’intoxication, traitement spécifique d’un accident vasculaire cérébral, etc.).
- Assurer une surveillance continue en unité de soins intensifs, avec monitoring des paramètres vitaux.
sciences humaines 2013
- Citez quatre rôles de l’infirmier auprès d’un patient en situation de fin de vie (mourant).
Réponse :
- Soulagement de la douleur et des symptômes
Fournir des soins palliatifs visant à améliorer le confort du patient. - Soutien émotionnel et psychologique
Accompagner le patient et sa famille dans le vécu de la fin de vie. - Facilitation de la communication
Assurer la transmission d’informations entre le patient, sa famille et l’équipe soignante. - Respect de la dignité et des volontés du patient
Garantir le respect des choix et des croyances du patient tout en assurant des soins holistiques.
- Citez quatre facteurs favorisants l’installation des escarres de décubitus.
Réponse
- Immobilité prolongée
L’absence de mobilité entraîne une pression continue sur certaines zones. - Déficit nutritionnel
Une nutrition inadéquate compromet la cicatrisation et la résistance cutanée. - Incontinence (urinaire et/ou fécale)
L’humidité persistante altère l’intégrité de la peau. - Altération de la perfusion cutanée
Une circulation sanguine insuffisante réduit l’apport en nutriments et en oxygène aux tissus.
- Énumérez les quatre composantes fondamentales du rôle de l’infirmier.
Réponse :
- Soins directs et relation d’aide
Établir une relation de confiance avec le patient. - Soins techniques
Exécuter des gestes techniques avec rigueur et compétence. - Éducation thérapeutique
Informer et accompagner le patient dans la gestion de sa santé. - Coordination et planification des soins
Organiser et adapter le plan de soins en collaboration avec l’équipe.
- Le lavage des mains : indiquez les différents types de lavage des mains et leurs indications.
Réponse :
- Lavage avec savon et eau :
Indiqué lorsque les mains sont visiblement souillées (saleté, matières organiques). - Lavage antiseptique (utilisation de solution hydro-alcoolique) :
Recommandé en l’absence de saleté visible afin de réduire rapidement la flore microbienne. - Lavage chirurgical (scrub) :
Pratiqué avant une intervention invasive ou en salle opératoire afin d’assurer une asepsie optimale.
- Expliquez brièvement comment les valeurs personnelles de l’infirmier peuvent influencer la prise en charge du malade.
Réponse :
Les valeurs de l’infirmier (empathie, respect, intégrité, compassion) orientent la qualité de la relation d’aide. Elles favorisent l’écoute active, l’adaptation des soins aux besoins individuels et garantissent le respect de la dignité du patient. En outre, ces valeurs influencent l’éthique professionnelle, la confidentialité et la personnalisation des interventions, améliorant ainsi l’efficacité globale des soins.
- Quelles sont les différentes étapes de l’élaboration d’un protocole de soins ?
Réponse :
- Analyse de la situation : Identification du problème ou du besoin de soins.
- Recherche documentaire et revue de la littérature : Examiner les meilleures pratiques et les recommandations existantes.
- Rédaction du protocole : Définir les objectifs, les interventions, les modalités d’exécution et les critères d’évaluation.
- Validation pluridisciplinaire : Soumettre le protocole à l’équipe soignante et aux experts pour approbation.
- Mise en œuvre et suivi : Appliquer le protocole, évaluer son efficacité et procéder aux ajustements nécessaires.
- Qu’est-ce que le diagnostic infirmier ?
Réponse suggérée :
Le diagnostic infirmier est un jugement clinique formulé par l’infirmier à partir de l’analyse des données recueillies lors de l’évaluation du patient. Il identifie les réponses humaines aux problèmes de santé, guide la planification des soins et permet de déterminer les interventions adaptées pour améliorer l’état du patient.
- Comment formulez-vous un diagnostic infirmier ? Donnez cinq exemples.
Réponse :
La formulation du diagnostic infirmier s’appuie souvent sur la taxonomie NANDA, qui se structure en trois parties : le problème, l’étiologie et les signes/symptômes (la formulation « PES »). Par exemple :
- Risque d’infection lié à une brèche cutanée observée, manifesté par une rougeur locale.
- Altération de l’intégrité cutanée liée à une immobilité prolongée, se traduisant par des zones de rougeur.
- Douleur aiguë liée à une chirurgie récente, exprimée par un score de douleur de 8/10.
- Risque de déséquilibre nutritionnel moins que les besoins, associé à une anorexie post-opératoire.
- Anxiété liée à l’incertitude quant à l’évolution de l’état de santé, se manifestant par une agitation et des troubles du sommeil.
- Citez quatre besoins fondamentaux selon Virginia Henderson.
Réponse:
Parmi les 14 besoins fondamentaux définis par Henderson, on peut citer :
- Respirer normalement.
- Manger et boire de façon appropriée.
- Éliminer les déchets du corps.
- Maintenir une bonne hygiène corporelle.
- Quelle est la différence entre le diagnostic infirmier et le diagnostic médical ?
Réponse suggérée :
- Diagnostic médical : Identifie la maladie ou le processus pathologique, reposant sur des examens cliniques et paracliniques.
- Diagnostic infirmier : Identifie la réponse humaine aux problèmes de santé, c’est-à-dire l’impact de la maladie sur l’individu. Il sert de base à la planification et à la mise en œuvre des soins en adoptant une approche holistique et centrée sur le patient.
- Monsieur X, âgé de 44 ans, victime d’un incendie dans son domicile, est admis en réanimation. Selon Virginia Henderson, énumérez les besoins non satisfaits de Monsieur X et justifiez-les.
Réponse suggérée :
Dans le contexte d’un patient admis en réanimation suite à un incendie, plusieurs besoins fondamentaux peuvent être non satisfaits :
- Respiration normale
Justification : Des brûlures ou une inhalation de fumée peuvent compromettre la fonction respiratoire, nécessitant une assistance ventilatoire. - Intégrité cutanée
Justification : Les brûlures altèrent la barrière cutanée, augmentant le risque d’infection et la perte de liquides.
III. Mobilité
Justification : L’état critique et l’immobilisation en réanimation empêchent le patient de bouger, augmentant le risque de complications (escarres, atrophie musculaire).
- Communication
Justification : Une intubation ou un état de conscience altéré limite la capacité à communiquer, ce qui peut accroître l’anxiété et l’isolement.
Partie II – Étude de Cas : Madame Marie
Contexte :
Madame Marie, 35 ans, est hospitalisée dans votre service après une intervention chirurgicale (ablation du sein gauche) réalisée il y a 3 jours. Elle est traitée par :
- Gentalline 80 mg, 1 g, 2 fois par jour (IM)
- Nifluril (suppositoire) 400 mg, 1 suppositoire 2 fois par jour
- Transfusion sanguine de 500 ml sur 4 heures
- Puis administration de sérum mixte 1 L pour le reste de la journée
Paramètres observés :
- Tension artérielle : 90/60 mmHg
- Fréquence cardiaque : 90 pulsations/min
- Température : 38,5 °C
Lors de votre entretien, Madame Marie exprime :
« Je ne réussirai plus à reprendre une vie normale. »
Elle se montre triste, déclare manquer d’énergie, se sentir dévalorisée et parle peu de ses enfants et de son époux.
- Donnez quatre diagnostics infirmiers par ordre de priorité.
Réponse suggérée :
- Risque d’infection post-opératoire
Justification : La fièvre (38,5 °C) et la tension artérielle basse indiquent un risque accru d’infection après l’intervention chirurgicale. - Douleur aiguë post-opératoire
Justification : La chirurgie récente peut entraîner une douleur significative, nécessitant une prise en charge adaptée. - Altération de l’image de soi
Justification : L’ablation du sein affecte l’image corporelle et peut entraîner une détresse psychologique importante. - Risque de dépression
Justification : Les propos de la patiente (sentiment de dévalorisation, isolement émotionnel) indiquent un risque de dépression post-opératoire.
- Établir un plan de soins sur 24 heures (de 8 h à 8 h) pour Madame Marie, en mettant l’accent sur l’établissement d’une relation d’aide (tout en répondant aux autres besoins).
Plan de soins proposé :
De 8 h à 12 h :
- Évaluation globale :
- Reprise des constantes (TA, FC, température) et surveillance des signes d’infection.
- Évaluation de la douleur (échelle visuelle) et de l’état émotionnel.
- Interventions soignantes :
- Administration des traitements prescrits (antibiotiques/prophylaxie, analgésiques).
- Soins du site opératoire (vérification et hygiène).
- Relation d’aide :
- Entretien individuel pour exprimer ses ressentis, validation émotionnelle, écoute active.
- Information sur le déroulement de la journée et explication des soins à venir.
De 12 h à 16 h :
- Surveillance et confort :
- Continuer la surveillance des paramètres vitaux et ajuster les traitements selon l’évolution.
- Gestion de la douleur et mise en place de techniques de relaxation (respiration guidée).
- Soutien psychologique :
- Visite régulière pour encourager l’expression de ses émotions, écoute empathique.
- Préparation d’une rencontre éventuelle avec un psychologue.
De 16 h à 20 h :
- Soins post-opératoires :
- Vérification du site opératoire, changement de pansement si nécessaire.
- Surveillance de l’état nutritionnel et hydrique (prise des repas et hydratation).
- Relation d’aide :
- Discussion sur ses inquiétudes concernant l’avenir, renforcement de l’estime de soi, réponse à ses questions.
De 20 h à 8 h (période de nuit) :
- Surveillance continue :
- Contrôle des signes vitaux et de la douleur, suivi de la température.
- Veille à la sécurité (prévention des chutes, confort dans le lit).
- Soutien émotionnel :
- Disponibilité pour toute détresse nocturne, maintien d’un environnement calme et rassurant.
- Transmission d’informations pertinentes à l’équipe de garde pour une continuité des soins.
- Listez les compétences infirmières dans la relation d’aide.
Réponse suggérée :
- Écoute active : Savoir écouter sans juger et encourager l’expression des sentiments.
- Empathie : Comprendre et partager les émotions de la patiente.
- Communication efficace : Expliquer clairement les interventions et rassurer.
- Observation et évaluation : Identifier rapidement les signes de détresse émotionnelle ou physique.
- Confidentialité : Respecter la vie privée et les informations personnelles.
- Adaptabilité : Ajuster les interventions en fonction de l’évolution de l’état de la patiente.
- Soutien psychologique : Offrir un appui constant pour renforcer l’estime de soi et la confiance en soi.
sciences humaines 2014
- QROC
- Qu’est-ce qu’un leader ?
Un leader est une personne qui influence, guide et motive un groupe ou une équipe vers la réalisation d’objectifs communs. Il possède des qualités telles que la vision, l’empathie, la communication et la capacité à prendre des décisions. - Quels sont les mécanismes de défense du moi que vous connaissez ?
Les mécanismes de défense du moi incluent :- Le refoulement
- La projection
- La rationalisation
- La régression
- La sublimation
- Le déni
- Étude de cas :
Vous rencontrez sur votre chemin une personne présentant les signes suivants : soif intense, angoisse, sueurs froides, refroidissement des extrémités, pâleur au visage, pouls filant et difficile à prendre.
NB : le sujet est conscient
a) De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’un état de choc hypovolémique (par exemple, dû à une hémorragie ou une déshydratation sévère).
- b) Que faites-vous en tant que secouriste ?
- Alerter les secours médicaux d’urgence.
- Allonger la personne en position horizontale, jambes surélevées (position de Trendelenburg).
- Maintenir la personne au chaud (couverture).
- Surveiller les paramètres vitaux (pouls, respiration).
- Si possible, administrer des fluides (eau ou soluté isotonique) si la cause est une déshydratation.
- Citez 4 besoins fondamentaux selon Virginia Henderson :
- Respirer normalement.
- Boire et manger.
- Éliminer.
- Se mouvoir et maintenir une bonne posture.
III. Étude de cas – Madame Marie (Cas clinique)
Contexte :
Madame Marie, 35 ans, est hospitalisée dans votre service depuis trois jours après une intervention chirurgicale avec ablation du sein gauche. Elle suit le traitement suivant :
- Gentalline 80 mg (1 g x 2, voie intramusculaire/jour)
- Nifluril suppositoire 400 mg (1 suppositoire x 2/jour)
- Transfusion sanguine de 500 ml sur 4 heures
- Sérum mixte 1 L pour le reste de la journée
Paramètres constatés : - Tension artérielle : 90/60 mmHg
- Fréquence cardiaque : 90 pulsations/min
- Température : 38,5 °C
Dans votre entretien, elle exprime le sentiment qu’elle ne pourra plus reprendre une vie normale, se sent dévalorisée et parle peu de ses enfants et de son époux.
- Donnez quatre diagnostics infirmiers par ordre de priorité :
-
- Altération de l’image corporelle liée à l’ablation du sein.
- Risque de dépression lié à la perception de dévalorisation.
- Douleur aiguë liée à l’intervention chirurgicale.
- Risque d’infection lié à la chirurgie et aux soins postopératoires.
- Établir un plan de soins de 24h pour cette cliente (8h-8h) :
- 8h-12h :
- Évaluer la douleur et administrer les antalgiques prescrits (Nifluril).
- Vérifier les paramètres vitaux (TA, pouls, température).
- Écouter la cliente et établir une relation de confiance.
- 12h-16h :
- Encourager la cliente à exprimer ses sentiments et ses craintes.
- Aider à la mobilisation progressive pour prévenir les complications.
- Surveiller la transfusion sanguine et le sérum mixte.
- 16h-20h :
- Proposer des activités distractives (lecture, musique).
- Encourager les échanges avec la famille (époux, enfants).
- 20h-8h :
- Assurer un environnement calme pour le repos.
- Surveiller les paramètres vitaux pendant la nuit.
- 8h-12h :
- Listez les compétences infirmières dans la relation d’aide :
- Écoute active et empathie.
- Communication thérapeutique.
- Respect de la confidentialité.
- Soutien émotionnel et psychologique.
- Capacité à adapter les soins aux besoins spécifiques du patient.
DOMAINE 3: SCIENCES HUMAINES /SCIENCES INFIRMIERES 2015
SECTION QROC
1- Citer deux organismes internationaux en faveur de la santé.
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
- Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).
2- Dans quelles circonstances particulières peut-on révéler le secret professionnel ?
- Lorsque le patient ou sa famille donne son consentement.
- En cas de danger pour la santé publique (ex. : maladies contagieuses).
- Lorsque la loi l’exige (ex. : signalement de maltraitance).
3- Qu’est-ce que l’éthique professionnelle ?
- L’éthique professionnelle est un ensemble de principes et de règles qui guident les comportements et les décisions des professionnels dans l’exercice de leur métier, en respectant les valeurs morales et les droits des individus.
4- Qu’est-ce qu’une responsabilité professionnelle ?
- La responsabilité professionnelle est l’obligation pour un professionnel de répondre de ses actes et de ses décisions dans l’exercice de sa profession, en respectant les normes et les règles établies.
5- Citer deux associations professionnelles camerounaises et une association internationale.
- Associations camerounaises : Association Nationale des Infirmiers et Infirmières du Cameroun (ANIICAM), Ordre National des Infirmiers et Infirmières du Cameroun (ONIIC).
- Association internationale : Conseil International des Infirmières (CII).
6- Quelle est la mission principale d’un ordre professionnel ?
- La mission principale d’un ordre professionnel est de réguler la profession, de veiller au respect des normes éthiques et déontologiques, et de protéger les intérêts des patients et des professionnels.
7- Décrire brièvement les étapes de la démarche scientifique des soins.
- Identification des besoins du patient : Recueil des données (anamnèse, examen clinique).
- Diagnostic infirmier : Analyse des données pour identifier les problèmes de santé.
- Planification des soins : Établissement d’objectifs et d’un plan d’intervention.
- Mise en œuvre des soins : Application des interventions planifiées.
- Évaluation : Vérification de l’efficacité des soins et ajustement si nécessaire.
SECTION ÉTUDE DE CAS
SECTION ÉTUDE DE CAS
Contexte :
Mme ASSAMBA, âgée de 45 ans, mesure 1m70 et pèse 90 kg. Elle est référée en urgence dans votre service, où vous exercez en tant qu’infirmier(ère) chef. Ses paramètres vitaux sont :
- Température (T°) : 40 °C
- Tension artérielle (TA) : 80/60 mmHg
- Fréquence cardiaque (TT) : 90 pulsations/min
- Fréquence respiratoire (resp.) : 24 mouvements/min
Historique :
- Mme ASSAMBA est en séparation de corps. Son mari a choisi une femme plus jeune (30 ans).
- Sa grande sœur rapporte que Mme ASSAMBA, qui présentait un retard de grossesse de 10 semaines, a subi un avortement septique.
- À l’examen, elle présente une douleur abdominale vive à la palpation et vomit un liquide verdâtre.
- Le médecin a prescrit un ASP par voie veineuse (acte ou dosage à préciser selon le contexte) et un bilan préopératoire en urgence.
a) Diagnostics infirmiers possibles :
- Infection post-avortement (sepsis).
- Douleur abdominale aiguë.
- Hypotension artérielle (TA = 80/60 mmHg).
- Détresse psychologique liée à la séparation conjugale.
b) Besoins fondamentaux selon Virginia Henderson non satisfaits :
- Besoins physiologiques : Alimentation, hydratation, élimination (vomissements).
- Besoins de sécurité : Douleur abdominale, infection.
- Besoins psychosociaux : Soutien émotionnel (séparation, avortement).
c) Plan de soins de type formatif :
- Évaluation continue : Surveiller les paramètres vitaux (TA, température, fréquence cardiaque).
- Gestion de la douleur : Administrer des antalgiques selon prescription médicale.
- Prévention des complications infectieuses : Antibiotiques selon protocole.
- Soutien psychologique : Écoute active, orientation vers un psychologue si nécessaire.
- Éducation thérapeutique : Informer la patiente sur les signes d’alerte et l’importance du suivi médical.
SCIENCES HUMAINES /SCIENCES INFIRMIERES 2016
SECTION QROC
Réponses développées
- Définir l’ethnographie :
L’ethnographie est une méthode de recherche qualitative utilisée en sciences humaines qui consiste à observer et à décrire en profondeur les pratiques, croyances et comportements d’un groupe culturel. Le chercheur s’immerge dans le milieu étudié (souvent par l’observation participante et des entretiens) afin de comprendre le sens que les membres attribuent à leurs actions. - Qu’est-ce qu’un mécanisme de défense du moi ?
Un mécanisme de défense du moi est une stratégie psychique, souvent inconsciente, employée par l’individu pour protéger son intégrité psychique face aux conflits internes, aux angoisses ou aux situations stressantes. Des exemples classiques incluent le refoulement (l’exclusion des pensées pénibles), la projection (attribuer ses propres sentiments à autrui) ou la rationalisation (justifier des comportements par des raisons logiques). - Définir le complexe d’Œdipe :
Le complexe d’Œdipe est un concept freudien qui désigne le désir inconscient de l’enfant pour le parent du sexe opposé et la rivalité avec le parent du même sexe. Ce conflit, survenant durant la phase phallique, est supposé être résolu par l’identification à celui du même sexe, contribuant ainsi à la formation de l’identité et à l’intégration des normes sociales. - Citer trois mécanismes de défense :
- Le refoulement
- La projection
- La rationalisation
5- Quelles sont les grandes causes auxquelles la maladie est attribuée dans le monde ?
Les explications relatives à la maladie se fondent généralement sur plusieurs axes :
- Biologiques : infections, anomalies génétiques, dysfonctionnements physiologiques.
- Environnementaux : pollution, conditions de vie difficiles, exposition à des agents pathogènes.
- Psychosociaux : stress, mode de vie, relations interpersonnelles.
- Culturels et spirituels : croyances traditionnelles qui attribuent la maladie à des causes surnaturelles (malédictions, déséquilibres énergétiques).
6- Définir : illness ; disease ; sickness :
- Disease : fait référence à l’aspect biologique d’une pathologie, c’est-à-dire aux altérations ou dysfonctionnements physiologiques identifiables médicalement.
- Illness : désigne l’expérience subjective de la maladie, c’est-à-dire la manière dont l’individu perçoit, ressent et vit ses symptômes.
- Sickness : renvoie à la dimension sociale de la maladie, incluant le rôle attribué à la personne malade par la société et la manière dont cette dernière construit le sens de la maladie.
7- Donner deux raisons pour lesquelles les professionnels de la santé doivent avoir des notions de sociologie et connaître la culture des populations où ils exercent :
- Adaptation et communication : La compréhension des croyances, des pratiques et des normes culturelles permet aux professionnels de mieux communiquer avec leurs patients, d’adapter leurs approches thérapeutiques et d’améliorer l’adhésion aux traitements.
- Approche holistique : Connaître le contexte socioculturel aide à prendre en compte l’ensemble des déterminants de la santé (sociaux, économiques, culturels), ce qui favorise une prise en charge globale et efficace des patients.
8- Qu’est-ce que la planification ?
La planification est le processus par lequel on définit des objectifs, on organise, coordonne et met en œuvre des actions afin d’atteindre ces objectifs. En santé publique, la planification permet de structurer les interventions, d’allouer les ressources de manière optimale et d’évaluer l’impact des actions menées sur la population.
9- Quelle est la méthode caractéristique de la médecine empirique magique ?
La médecine empirique magique se caractérise par l’emploi de rituels, de pratiques symboliques et de remèdes issus de savoirs populaires. Ces pratiques, transmises de génération en génération, reposent sur des croyances mystiques ou traditionnelles et se situent en dehors du cadre de la médecine institutionnalisée et scientifique.
10- En quelle année l’OMS a-t-elle autorisé l’artémisinine comme antipaludique partout dans le monde ?
L’Organisation mondiale de la santé a officiellement recommandé l’utilisation des thérapies à base d’artémisinine comme traitement antipaludique en 2006.
DOMAINE 3: SCIENCES HUMAINES /SCIENCES INFIRMIERES 2017
SECTION III : Questions à Réponse Ouverte Courte (QROC)
- Définir la psychologie.
Réponse :
La psychologie est la science qui étudie les comportements, les processus mentaux et les fonctions cognitives des êtres humains et des animaux. Elle vise à comprendre, expliquer et prédire les phénomènes psychiques et comportementaux à travers des méthodes expérimentales, cliniques et observationnelles.
- Qu’est-ce qu’un complexe d’Œdipe ?
Réponse :
Le complexe d’Œdipe est un concept psychanalytique développé par Freud, qui décrit le désir inconscient de l’enfant pour le parent du sexe opposé et la rivalité ressentie envers le parent du même sexe, survenant principalement durant la phase phallique du développement.
- Quels sont les deux facteurs essentiels qui déterminent la personnalité d’un individu ?
Réponse :
Les deux facteurs essentiels sont :
- L’hérédité (les dispositions biologiques et génétiques)
- L’environnement (les influences culturelles, sociales et éducatives)
- Citer trois groupes primaires.
Réponse :
Les groupes primaires, caractérisés par des relations intimes et durables, comprennent notamment :
- La famille
- Le groupe d’amis proches
- Le groupe de pairs (par exemple, le groupe scolaire)
- Quel est le style de leadership qui place le leader aux côtés du groupe ?
Réponse :
Il s’agit du leadership participatif (ou leadership horizontal), dans lequel le leader agit comme facilitateur et collabore étroitement avec les membres du groupe, favorisant ainsi l’implication et la prise de décision collective.
- Selon les Occidentaux, qu’est-ce qu’une médecine non conventionnelle ?
Réponse :
La médecine non conventionnelle, également appelée médecine alternative ou complémentaire, regroupe des pratiques thérapeutiques qui diffèrent de la médecine allopathique. Ces pratiques reposent souvent sur des traditions culturelles et ne sont pas toujours validées par des preuves scientifiques reconnues.
- Quel est le principe dominant dans le fonctionnement du ça ?
Réponse :
Dans la théorie freudienne, le ça est régi par le principe de plaisir, qui vise la satisfaction immédiate des besoins et des pulsions instinctives, sans tenir compte des contraintes de la réalité ou des exigences morales.
- Citer les trois stades prégénitaux de la sexualité infantile selon S. Freud.
Réponse :
Les trois stades prégénitaux de la sexualité infantile sont :
- Le stade oral
- Le stade anal
- Le stade phallique
- Quel rapport existe-t-il entre les pulsions et les schémas corporels ?
Réponse :
Les pulsions représentent des forces psychiques fondamentales qui s’expriment à travers le corps, tandis que les schémas corporels correspondent à l’image et à l’organisation que l’individu se fait de son propre corps. Ainsi, la manière dont les pulsions se manifestent et se régulent est influencée par la perception que l’on a de son corps.
- Qu’est-ce que l’éthologie ?
Réponse :
L’éthologie est la science qui étudie le comportement des animaux dans leur milieu naturel. Elle s’appuie sur l’observation des interactions, des mécanismes biologiques et des influences écologiques qui régissent ces comportements.
DOMAINE 3: SCIENCES HUMAINES /SCIENCES INFIRMIERES 2018 bis
Questions ouvertes à réponses courtes
Cas clinique : Appendicite
Vous êtes responsable du bloc chirurgical masculin de l’hôpital régional de Limbé. Un patient âgé de 50 ans, dont le carnet médical mentionne une appendicite, se présente avec les symptômes suivants :
- Fatigue
- Constipation et diarrhée périodique
- Distension abdominale
- Douleurs localisées autour du point de McBurney, exacerbées lors de la marche, en cas d’éternuements ou de toux
- Anorexie, nausées, vomissements, fièvre et respiration superficielle
Les examens de laboratoire montrent :
- Hb = 10,9 mg/l (légèrement diminuée)
- WBC > 12 000/mm³ avec des polynucléaires à 75 % (signe d’infection)
- Urines avec présence d’érythrocytes
- Radiographie abdominale révélant une inflammation de l’appendice
a) Donnez 3 diagnostics infirmiers de ce malade par ordre de priorité :
- Douleur aiguë liée à l’inflammation de l’appendice.
- Risque d’infection lié à l’appendicite suppurée.
- Altération de la nutrition : moins que les besoins corporels liés à l’anorexie et aux vomissements.
b) Déduire 3 besoins insatisfaits de ce malade :
- Besoin de soulagement de la douleur.
- Besoin de prévention des complications infectieuses.
- Besoin d’une alimentation et hydratation adéquates.
- Quels sont les avantages professionnels que vise l’élaboration des diagnostics infirmiers ?
- Permet une prise en charge personnalisée du patient.
- Facilite la communication entre les professionnels de santé.
- Améliore la qualité des soins et la sécurité du patient.
- Quelles sont les difficultés que posent la planification/organisation des soins ?
- Manque de temps et de ressources.
- Complexité des cas cliniques.
- Coordination entre les différents intervenants.
Cas de M. Diallo, patient diabétique :
Contexte : M. Diallo est hospitalisé dans votre service, présentant des problèmes relatifs au besoin de manger et de boire.
a) Élaborer 2 diagnostics infirmiers potentiels :
- Risque d’hyperglycémie/hypoglycémie lié au diabète.
- Altération de la nutrition : déséquilibre glycémique.
b) Fixer pour chaque diagnostic un objectif de soins :
- Maintenir la glycémie dans les limites normales.
- Adapter l’alimentation pour équilibrer la glycémie.
c) Justifier les interventions de soins nécessaires :
- Surveillance régulière de la glycémie et administration d’insuline si nécessaire.
- Éducation du patient sur une alimentation adaptée et équilibrée.
- Différence entre diagnostic médical et diagnostic infirmier :
- Diagnostic médical : Identifie une maladie ou un trouble pathologique (ex. : diabète).
- Diagnostic infirmier : Se concentre sur les réactions du patient à sa maladie (ex. : risque d’hyperglycémie).
SECTION III : QUESTIONS À RÉPONSES OUVERTES (QROC)
- Citer les différents types de sanctions sociales avec 2 exemples pour chaque type.
Réponse suggérée :
Les sanctions sociales se répartissent en deux grandes catégories :
- Sanctions positives (qui encouragent un comportement conforme) :
- Exemple 1 : Félicitations publiques.
- Exemple 2 : Récompense ou promotion professionnelle.
- Sanctions négatives (qui punissent un comportement déviant) :
- Exemple 1 : Blâme ou réprimande.
- Exemple 2 : Exclusion sociale ou amende.
2- Les aspects dynamiques de la personnalité concernent deux forces en opposition conflictuelle : lesquelles ? Commentez-les.
Réponse suggérée :
Il s’agit des forces motrices et des forces de retenue.
- Forces motrices : Elles représentent les pulsions, les désirs et l’énergie interne qui poussent l’individu à agir et à rechercher la satisfaction de ses besoins.
- Forces de retenue : Ce sont les contraintes imposées par l’environnement social, les normes morales et les mécanismes de défense qui limitent l’expression excessive de ces pulsions.
Le conflit entre ces deux forces génère la dynamique interne de la personnalité, conditionnant ainsi le développement des comportements et des stratégies d’adaptation.
3- Dans un groupe, deux types de conflits peuvent être observés. Les nommer.
Réponse suggérée :
- Conflit de tâches (ou conflit cognitif) : Concerne les divergences liées aux objectifs, méthodes ou répartition des tâches.
- Conflit relationnel (ou conflit affectif) : Relatif aux relations interpersonnelles, aux malentendus et aux tensions affectives entre les membres.
SECTION IV : ÉTUDE DE CAS
Cas : Mme DUDA, âgée de 27 ans, est enceinte et présente une séropositivité connue.
Question : Expliquer brièvement les mesures de soins infirmiers à mettre en œuvre pour prévenir la transmission du virus au fœtus et au nouveau-né.
Réponse suggérée :
Pour prévenir la transmission verticale (de la mère à l’enfant), les mesures suivantes doivent être mises en œuvre :
- Administration d’un traitement antirétroviral (ARV) :
– Assurer une bonne observance du traitement chez la patiente pour réduire la charge virale.
– Mettre en place un protocole de prophylaxie néonatale dès la naissance. - Surveillance étroite de la mère :
– Contrôler régulièrement la charge virale et l’état immunitaire (CD4).
– Planifier un suivi multidisciplinaire (obstétrique, infectiologie et soins infirmiers). - Conseils relatifs à l’accouchement et à l’allaitement :
– Envisager un accouchement par césarienne si la charge virale n’est pas contrôlée.
– Informer la patiente sur les risques de transmission liés à l’allaitement et discuter des alternatives (alimentation par lait artificiel). - Éducation thérapeutique :
– Informer Mme DUDA des mesures préventives et de l’importance de l’adhésion au traitement.
– Assurer un suivi postnatal pour le dépistage précoce et la prise en charge du nouveau-né.
DOMAINE 3: SCIENCES HUMAINES /SCIENCES INFIRMIERES 2019
- Citer trois qualités essentielles de la communication pédagogique.
Réponse proposée :
– Être clair et précis
– Éviter le jargon médical
– Utiliser des phrases courtes et des mots simples
Note : D’autres aspects (comme la répétition intentionnelle pour faciliter la mémorisation) peuvent également être pertinents.
- Énumérer au moins cinq éléments de faiblesse dans l’organisation des soins et des facteurs de non-qualité.
Réponse proposée (liste non exhaustive) :
- Absence de normes standard de soins
- Absence de protocoles et de procédures codifiées
- Manque d’un système de communication efficace entre prestataires et public (ex. boîte à suggestions, débats)
- Insuffisance qualitative et quantitative en personnel
- Formation insuffisante et inadaptée du personnel
Autres éléments possibles : mauvaise organisation et dispensation des soins, gestion irrationnelle du personnel, non valorisation des composantes de qualité, focalisation sur la rentabilité économique au détriment de l’accessibilité aux soins.
18- Quelles sont les conditions d’exercice de la profession infirmière au Cameroun ?
Réponse proposée :
– Être de nationalité camerounaise
– Être inscrit à l’Ordre des professions médico-sanitaires
– Être titulaire du diplôme d’infirmier(ère)
– Être autorisé(e) à exercer